Polyamide ou coton : quel tissu choisir pour son legging de sport ?

Polyamide ou coton : quel tissu choisir pour son legging de sport ?

Polyamide ou coton : quel tissu choisir pour son legging de sport ?

Publié le 28 avril 2026 — Temps de lecture : 6 min

Tu as déjà retourné l'étiquette d'un legging pour lire la composition, et tu n'as pas su quoi en faire ? Polyamide 73 %, élasthanne 27 %... Coton 95 %, élasthanne 5 %... Ces chiffres semblent techniques, presque abstraits. Et pourtant, ils déterminent tout : est-ce que tu vas transpirer dans ta tenue ? Est-ce qu'elle va rester opaque en squat ? Est-ce qu'elle va tenir dix ans ou s'abîmer en dix lavages ?

On t'explique tout, simplement. Et on te dit pourquoi on a fait les choix qu'on a faits chez ITHMA.

Le coton : confortable, mais pas fait pour l'effort

Le coton, c'est la matière qu'on aime instinctivement. Douce, naturelle, respirante. On la connaît depuis toujours, et on lui fait confiance. Alors pourquoi est-ce qu'elle est si rare dans les leggings de sport techniques ?

Ce qu'il fait bien : Le coton est une fibre naturelle, douce au toucher, et agréable à porter au quotidien. Il absorbe bien la transpiration, dans un premier temps. Et il est généralement bien toléré par les peaux sensibles.

Ce qu'il fait mal à l'effort : C'est là que les choses se compliquent. Le coton absorbe l'humidité, mais il la retient. Lors d'une séance de running ou de fitness, le tissu se gorge de sueur, devient lourd, colle à la peau, refroidit. C'est inconfortable, et sur le long terme, ce contact prolongé avec une matière humide peut provoquer des irritations.

Par ailleurs, le coton n'est pas extensible ou très peu. Pour pallier ça, les fabricants ajoutent de l'élasthanne, parfois jusqu'à 20-30 %, ce qui modifie considérablement les propriétés d'origine.

Et l'opacité ? Un legging en coton épais peut être opaque au repos, mais à l'étirement le tissu se distend et devient translucide. C'est l'un des problèmes les plus fréquents sur les leggings entrée de gamme.

Le verdict : Le coton est une excellente matière pour un legging de vie quotidienne ou de yoga très doux. Pour une pratique sportive à intensité modérée ou élevée, il atteint rapidement ses limites.

Le polyamide : la fibre technique de référence pour le sport

Le polyamide, parfois appelé nylon dans le langage courant, est la fibre synthétique la plus utilisée dans le sportswear haut de gamme. Et pour de bonnes raisons.

Ce qu'il fait exceptionnellement bien :

L'évacuation de la transpiration. Contrairement au coton qui absorbe et retient, le polyamide évacue l'humidité vers l'extérieur du tissu par capillarité. La peau reste sèche, même lors des efforts intenses. C'est ce qu'on appelle l'effet "wicking" ou "dry-fit".

La légèreté. Le polyamide est l'une des fibres les plus légères qui existent. Un legging en polyamide pèse significativement moins qu'un legging en coton de même épaisseur, ce qui se ressent à l'effort.

La résistance. Le polyamide est extrêmement résistant à l'abrasion, aux frottements répétés et aux lavages. Un legging bien conçu en polyamide conserve sa forme, sa couleur et ses propriétés techniques après des dizaines de lavages.

L'opacité à l'étirement. C'est l'argument décisif pour un legging de sport. Le polyamide, grâce à sa structure de fibre dense, reste opaque même sous une forte traction. À condition que le taux d'élasthanne soit maîtrisé ; on y revient.

Ce qu'il fait moins bien : Le polyamide est une fibre synthétique, issue de la pétrochimie. Son impact environnemental est plus élevé que celui du coton biologique même si des versions recyclées (ECONYL, par exemple) existent et se développent. C'est un arbitrage qu'on assume chez ITHMA, en attendant de trouver une version recyclée qui réponde pleinement à nos exigences techniques.

L'élasthanne : le liant indispensable, mais à doser

Que ce soit dans un legging en polyamide ou en coton, il y a presque toujours de l'élasthanne. Cette fibre synthétique ultra-extensible, aussi connue sous le nom de Lycra ou Spandex, est ce qui donne au tissu son élasticité et son effet seconde peau.

Le bon dosage : Entre 15 % et 30 %, l'élasthanne apporte l'élasticité nécessaire sans compromettre la densité du tissu. Le legging s'adapte aux mouvements, maintient la silhouette, et revient à sa forme initiale.

Le trop-plein d'élasthanne : Au-delà de 30 %, le tissu devient si extensible qu'il perd en densité à l'étirement et donc en opacité. C'est souvent là que se cachent les leggings "transparents en squat". Les marques qui poussent le taux d'élasthanne le font pour maximiser le confort d'enfilage au détriment de ce qui se passe une fois en mouvement.

Chez ITHMA : On a choisi 27 % d'élasthanne dans notre tissu principal. Ce taux garantit une excellente liberté de mouvement tout en maintenant une densité suffisante pour une opacité garantie, même en position d'étirement maximal.

Comment on a choisi chez ITHMA, et pourquoi

Le legging ITHMA, c'est trois matières qui travaillent ensemble, chacune au bon endroit.

Le tissu principal et la doublure sont en polyamide avec élasthanne parce que c'est la seule combinaison qui garantit légèreté, opacité à l'étirement, évacuation de la transpiration et durabilité. Ces deux couches sont certifiées Oeko-Tex Standard 100 : aucune substance nocive, même en contact prolongé avec la peau.

Le fond de culotte est en coton avec élasthanne parce que pour la zone intime, la douceur naturelle du coton et son confort au contact direct de la peau prime sur les propriétés techniques. C'est ce mariage coton-polyamide qui permet d'avoir un legging sans sous-vêtement séparé : chaque matière est au bon endroit, pour la bonne raison.

Ce n'est pas un hasard de composition, c'est le résultat de plusieurs mois de développement textile avec nos partenaires français.

Pour finir

Coton ou polyamide, ce n'est pas une question de goût, c'est une question d'usage. Le coton au quotidien, le polyamide à l'effort. Et quand les deux se retrouvent dans le même vêtement, chacun à sa place et pour une bonne raison, c'est là qu'on obtient quelque chose de vraiment utile.

C'est exactement ce qu'on a cherché à faire avec ITHMA.

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