85 % des femmes voient leur culotte sous leur legging. Pourquoi personne n'en parlait ?

85 % des femmes voient leur culotte sous leur legging. Pourquoi personne n'en parlait ?

Publié le 24 avril 2026 — Temps de lecture : 5 min

85 %. C'est le chiffre qui est sorti quand on a posé la question à 230 femmes, un matin, au parc de la Tête d'Or à Lyon.

Est-ce que tu constates que ta culotte se voit sous ton legging de sport ?

85 % ont répondu oui. Et la plupart ont ajouté quelque chose qu'on n'attendait pas : que ça les dérangeait vraiment. Que ça impactait leur séance. Que parfois, ça leur avait même donné envie de rester chez elles.

Un problème vécu par presque toutes. Et pourtant, personne n'en parlait.

Un tabou minuscule, mais un tabou quand même

Il y a des sujets dont on parle facilement au sport. La douleur musculaire. La motivation qui flanche. Le cardio qui ne progresse pas. Mais la culotte qui se voit sous le legging ? On garde ça pour soi.

Pourquoi ? Probablement parce que ça semble futile. Parce qu'avouer que sa tenue nous préoccupe pendant l'effort, ça fait un peu superficiel. Comme si le sport devait être au-dessus de ces considérations-là.

Mais voilà ce que ces 230 femmes nous ont dit, et qu'on ne s'attendait pas à entendre avec cette clarté : la gêne liée à la culotte visible sous le legging n'est pas superficielle. Elle est réelle, concrète, et elle a des conséquences mesurables sur la pratique sportive.

Ce que la gêne fait vraiment pendant une séance

Quand on a creusé un peu plus dans les réponses, les mêmes mots revenaient. La vérification dans le miroir avant de partir. La conscience permanente de ce qu'on montre en se penchant. L'hésitation à faire certains exercices. Le regard qui scrute le reflet plutôt que de se concentrer sur le mouvement.

Ce n'est pas de la coquetterie. C'est de la charge mentale.

Et la charge mentale au sport, c'est de l'énergie qui ne va pas là où elle devrait aller : dans l'effort, dans la progression, dans le plaisir de bouger. Plus de 2 femmes sur 3 interrogées ont dit ressentir un impact sur leur confiance en elles pendant la séance. Certaines avouaient avoir évité certains cours, certaines positions, certains moments où elles se sentaient trop exposées.

C'est beaucoup, pour une histoire de culotte.

Pourquoi les marques n'avaient pas résolu ça

Ce n'est pas faute de moyens. Les grandes marques de sportswear investissent des millions dans la recherche textile, dans les technologies de compression, dans les matières techniques. Elles savent faire des leggings extraordinaires.

Mais la culotte visible sous le legging, personne ne l'avait vraiment mise sur la table comme un problème à résoudre.

Peut-être parce que le marché du sportswear a longtemps été dominé par des équipes produit majoritairement masculines. Peut-être parce que le sujet semblait trop intime pour être traité frontalement. Peut-être simplement parce que personne n'avait pris le temps de poser la question vraiment, directement, à des femmes qui pratiquent.

On l'a fait. Et les réponses ont tout changé.

Ce qu'on a décidé de faire avec ce chiffre

85 %, c'est le point de départ d'ITHMA.

Pas une statistique de marketing. Un vrai signal. Celui que quelque chose d'important était ignoré, et qu'il fallait s'en occuper sérieusement.

On a donc créé ce qui n'existait pas : un legging de sport avec sous-vêtement intégré, totalement invisible. Pas un sous-vêtement ajouté par-dessus ou cousu en dessous, un fond de culotte intégré directement dans la construction du tissu, conçu pour disparaître complètement. Aucune démarcation, aucune surépaisseur, aucune culotte qui bouge pendant l'effort.

Le résultat : de nombreuses sportives qui nous écrivent pour nous dire qu'elles ne vérifient plus dans le miroir avant de partir. Qu’elles nous remercient pour cette innovation. Qu'elles font enfin des squats sans y penser. Qu'elles se sentent libres pendant leur séance, vraiment libres.

Ce n'est pas anodin. Et ça ne l'a jamais été.

Et maintenant, on en parle

Ce qu'on espère avec cet article et avec ITHMA en général c'est que ce sujet sorte enfin du silence.

Parce que quand 85 % des femmes vivent la même chose et que personne n'en parle, ce n'est pas que le problème est sans importance. C'est juste qu'on a appris à l'avaler. À faire avec. À ne pas se plaindre d'un truc aussi "petit".

Mais les petits trucs, cumulés séance après séance, ça finit par peser. Et ça finit parfois par décourager des femmes de pratiquer ou de progresser autant qu'elles le pourraient.

Alors oui, on en parle. Et si toi aussi tu t'es reconnue dans ce chiffre, sache que tu n'étais pas la seule à subir ça en silence.

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